anima motrix

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la mère coupable

production en cours

d’après Pierre Augustin Caron de Beaumarchais

Adaptation Laurent Hatat et Thomas Piasecki

Mise en scène Laurent Hatat

avec

Azeddine Benamara

Emma Gustafsson

Pierre Martot

Mathias Zakhar,

distribution en cours…

 

co-production La Comédie de Picardie (en cours)

Une saga entre drame et comédie

Après une trilogie sur le 18ème siècle remarquée, Nathan le Sage de Lessing, Nanine  de Voltaire et, déjà, La Précaution Inutile de Beaumarchais et plus de 230 représentations pour les 3 œuvres, je choisis de porter à la scène la troisième pièce du roman de la famille Almaviva : La Mère Coupable ou l’autre Tartuffe. Revenir à Beaumarchais, c’est retrouver une dramaturgie fondatrice, celle du genre intermédiaire, le genre sérieux pourvoyeur d’idéaux et créateur de notre rapport au théâtre comme enjeu de culture, pas moins.

 

Une adaptation contemporaine

Aujourd’hui, aborder le théâtre d’un auteur comme Beaumarchais, c’est s’engager à faire résonner notre écho contemporain aux questions d’émancipation sociale que ses textes mettent en jeu. On y parle de secret de famille, d’enfants déshérités, de domination masculine et de culpabilité féminine construites et entretenues. On y parle de compromission politique, de manipulation et de fraude fiscale. J’ai proposé à Thomas Piasecki, un jeune auteur et metteur en scène dont j’aime l’audace intimiste des textes, de travailler avec moi à une adaptation de la pièce. Comme pour mes traversées précédentes et particulièrement celle de Voltaire, il s’agit d’élaborer une version contemporaine de La Mère Coupable. Avec Thomas, nous allons donner la possibilité à Beaumarchais de poursuivre son interrogation ludique du corps social,  contemporain cette fois.  Cela nous révélera une réalité moins flatteuse que celle qui se donne pour acquise dans la mythologie républicaine et sa rengaine sur l’égalité : Qu’en est-il de la place des femmes, de l’autre, de la lutte contre le déterminisme sociale, du rôle de l’argent ? Il s’agit aussi pour nous de redonner à la pièce les oripeaux d’un théâtre de troupe.

 

Un théâtre de troupe

S’il s’agit d’émouvoir, de passer par le cœur, de toucher pour faire entendre ce qui dissone, chaque rôle est crucial. Chaque rôle est une facette d’un grand corps en mouvement. Dans notre adaptation pour sept personnages, je serai attentif à ces articulations secrètes, à demi mots entre les plus jeunes et les aînés, entre les femmes et les hommes, entre les riches et les pauvres, entre ceux qui se disent d’ici et ceux que l’on voit comme venant d’ailleurs. Loin d’une uniformité générationnelle et culturelle, commode mais trop souvent factice, c’est une vrai diversité de plateau que je veux. Une diversité de couleur, de parcours et de sensibilité qui nous permettra de mettre au jour la mécanique des déséquilibres.

 

 

Une ronde de jeunes et de vieux

Il y a trois très beaux rôles d’acteurs mûrs pour les personnages d’Almaviva, Rosine et Figaro. C’est le trio central de la précaution inutile que l’on retrouve ici vingt ans après. Et ils sont assez fidèles à eux même : Figaro y est très drôle et très actif, le Comte assez odieux mais heureusement résilient et Rosine douée d’une sensibilité qui la dévore de l’intérieur. Mais il y aussi des nouveaux avec trois autres très beaux rôles pour de jeunes acteurs, les deux enfants du couple Léon et Florine, ainsi que le méchant Bégearss, un jeune avocat d’affaire ambitieux. Et c’est bien cet écart générationnel qui fait tout le sel de l’affaire, qui nous fait balancer du côté de la comédie pour revenir aussi vite dans le drame. Notre relecture décapée s’incarnera dans une distribution volontairement contemporaine où les enjeux générationnels seront mis en pleine lumière.